LA FORCE DU LIVRE
La force d’un livre suscite chez moi le néant et les méandres : le néant de l’envie, les méandres des souvenirs et des secrets.
La lecture conduit parfois à la non-lecture, à ce sentiment contradictoire et soudain qui vous impose le repos absolu.
L'ART DE LA CONVERSATION
La conversation est un art. L’art de manquer d’air, de manquer de temps et finir par se manquer tout court. On se manque alors on converse. Pour ne rien dire tout en croyant dire. Quelle joie immense, que le mouvement lancinant des mots et du sens qui se dégonfle de la bouche vers les yeux. De l’existant vers le non-dit.
L’indicible touche les couches enfouies et les secrets qui se délient.
Plus je converse, plus je ne veux plus rien dire. Comme m’accroupir en moi-même, comme un appel du ventre maternel, dégonflé.